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Renforcement des capacités commerciales

Il est désormais reconnu que l’amélioration de la capacité des pays en développement à participer aux échanges mondiaux revêt une importance critique pour leur croissance économique et leur développement industriel durable à venir.

Un des facteurs essentiels déterminant le succès dans ce domaine est la capacité des industries des pays en développement à faire du commerce sur le plan international, ce qui dépend des possibilités qu’elles ont d’accéder aux chaînes de valeur mondiales qui sont établies par les sociétés transnationales. Aussi, des efforts s’imposent-ils du côté de l’offre; mais il faut par ailleurs montrer que les entreprises respectent la conformité avec le marché. Il convient donc de donner aux entreprises un meilleur accès au savoir-faire et aux services leur permettant de fabriquer des produits offrant un fort potentiel d’exportation conformes en quantité et en qualité aux marchés dont les normes internationales, les exigences spécifiques des acheteurs privés, les normes techniques et celles relatives à la responsabilité sociale et environnementale des entreprises.

l’ONUDI va continuer de soutenir les efforts déployés par les pays en développement pour proposer des produits compétitifs, sans danger, fiables et économiques sur les marchés mondiaux. Cette aide portera sur les éléments suivants:

  • Identification des secteurs et des produits ayant un potentiel compétitif;

  • Analyse et évaluation des tendances des résultats industriels aux échelons national, régional et mondial, et élaboration de stratégies et de politiques visant à améliorer la compétitivité des entreprises et à surmonter les obstacles techniques au commerce (OTC) et à être conformes aux mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS);

  • Aide à l’amélioration des procédés de fabrication dans les secteurs à potentiel d’exportation élevé afin qu’ils atteignent des niveaux acceptables sur le plan international;

  • Soutien à la création de consortiums d’exportation, modalité spécialisée de réseaux de PME;

  • Élaboration de politiques industrielles et relatives à la responsabilité sociale des entreprises propices et mise en place d’institutions de responsabilité sociale des entreprises intermédiaires; et

  • Élaboration et exécution de programmes nationaux et régionaux de renforcement des capacités commerciales, en coopération avec des organismes internationaux partenaires, tels que le Fonds commun pour les produits de base, la FAO, le Centre du commerce international (CNUCED/OMC) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

La question de la conformité aux normes internationales et aux exigences des marchés va continuer de jouer un rôle fondamental pour le renforcement des capacités commerciales. Plus particulièrement, les pays ayant accédé depuis peu à l’OMC ou en cours d’accession, doivent mettre en place l’infrastructure nécessaire en matière de contrôle de la conformité pour satisfaire aux exigences et obligations de l’OMC, notamment au titre de l’accord de l’OMC sur les obstacles techniques au commerce et de l’accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires. À cette fin, il faudra renforcer les capacités des organismes nationaux de normalisation à effectuer des essais et des calibrages de produits qui soient reconnus sur le plan international, à partir d’analyses sur les lacunes infrastructurelles et des services de métrologie, d’essai et d’inspection et créer des organismes d’accréditation des laboratoires, de certification et d’inspection.

Dans le domaine des normes auxquelles doivent répondre les produits, les normes concernant l’hygiène et la sécurité des produits alimentaires (ISO 22000), la gestion de la qualité (ISO 9001), la gestion de l’environnement (ISO 14001) et la responsabilité sociale (SA 8000) continueront de revêtir une importance particulière pour les exportations des entreprises. En outre, l’ONUDI va se pencher sur d’autres modalités internationales ayant trait à la conformité, dont les autodéclarations de conformité, notamment pour le marquage CE et les obligations en matière de responsabilité sociale “volontaire” des entreprises concernant les chaînes de valeur mondiale, étant donné notamment la future norme internationale sur la responsabilité sociale (ISO 26000).