Biographie

Kandeh K. Yumkella: « Lorsque nous parlons de réduction de la pauvreté ou du développement industriel, nous devons toujours nous rappeler, qu’il s’agit des êtres humains. »

Le 23 juin 2009, Kandeh K. Yumkella de Sierra Leone a été nommé pour un deuxième mandat comme Directeur général de l’ONUDI. La recommandation a été faite lors de la trente-sixième session du Conseil du développement industriel qui regroupe 53 des 173 Etats Membres.

La confirmation de la nomination de M. Yumkella, le premier Directeur général originaire d’Afrique Sub-saharienne, aura lieu lors de la treizième session de la Conférence générale de l’ONUDI prévue en décembre 2009 à Vienne (Autriche). Son premier mandat avait débuté officiellement le 8 décembre 2005.
M. Yumkella a intégré l’ONUDI en 1996 en tant que Conseiller principal auprès du Directeur général de l’époque, Mauricio de Maria y Campos. Au cours de la même année, il est devenu Directeur du Bureau régional pour l’Afrique et les PMA, jusqu’en 2000, quand il est parti pour le Nigeria où il fut le Représentant de l’ONUDI et puis le Directeur du Centre régional pour le développement industriel, un poste qu’il occupa jusqu’en 2003. Après quoi, jusqu'à son élection au poste de Directeur général, il fut le Conseilleur principal auprès du précédent Directeur général, Carlos Magariños.

De 1994 à 1995, avant d’entrer à l’ONUDI, il fut Ministre du commerce, de l’industrie et des entreprises publiques de Sierra Leone. Dans les premières années de sa carrière, il a assumé plusieurs fonctions universitaires aux Etats-Unis.

M. Yumkella est co-auteur de nombreux articles, livres et  revues spécialisées sur le commerce international et les problèmes de développement. Il a obtenu son doctorat en agroéconomie rurale à l’Université de l’Illinois.

Quelques citations…

« En tant qu’organisation, nous devons être à l’écoute des besoins changeants et des temps nouveaux. Le développement doit s’orienter autant vers les besoins humains que vers la croissance économique. Nous devons rejeter les dogmes rigides des théories et modèles et accepter que les échecs économiques et la fragilité humaine exigent de la flexibilité et un certain degré de pragmatisme. »

« L’époque du laisser-faire a laissé des traces tant au niveau national que multilatéral. La logique de maintenir les institutions internationales pour dans le domaine du développement économique et de la production  a parfois été remis en question dans le passé. Cependant, sans la coopération internationale à travers de tels moyens, il existe un risque réel  de bouleversements et d’incertitude économiques - pour l’économie mondiale et particulièrement pour les pays en voie de développement. »

« L’ONUDI devrait assumer et œuvrer à l’accomplissement de la mission qui est sienne, à savoir promouvoir un développement industriel durable et équitable.  Aucune autre institution internationale n’est mieux placée et mieux équipée pour le faire. »

Kandeh K. Yumkella, dans son allocution lors de la trente-sixième session du Conseil du développement industriel, Vienne, le 23 juin 2009.