Bureau de l’ONUDI au Sénégal
Le Bureau de l’ONUDI au Sénégal couvre cinq pays: Cap-Vert, Gambie, Guinée Bissau, Mauritanie et Sénégal. Au Sénégal, le Programme Intégré (phase 2: 2004 - 2008) constitue le cadre de coopération avec l’ONUDI. Le Ministère de l’Industrie assure le rôle de point focal au sein du Gouvernement pour la coopération avec l’ONUDI, qui implique aussi directement et fortement le Secteur Privé.
ONUDI Sénégal - Présentation du Pays
Le Sénégal a franchi un nouveau palier de croissance économique depuis la dévaluation du FCFA en 1994. Entre 1996 et 2006, la croissance moyenne du PIB a tournée autour de 5% ce qui représente à peu prés le double du taux de croissance démographique (2.47%). Ceci constitue un progrès réel par rapport aux réalisations antérieures (une croissance moyenne de 2.5% avant la dévaluation). Cependant la pauvreté touche encore prés d'un Sénégalais sur deux et le Sénégal est un pays à population jeune (77,8% ont moins de 30 ans) avec une prédominance du genre féminin (51,2%).
A l'exception de 2006, La croissance économique s'est maintenue au dessus de la moyenne annuelle des 5%. Le cadre macroéconomique est resté assaini et stable avec un taux d'inflation tournant autour de 2%, un déficit budgétaire inférieur autour de 3% et un taux d'endettement extérieur public inférieur à 50%.
Cette performance économique s'est appuyée sur une augmentation de la consommation des ménages (+9,1% en 2005 par exemple ) dû à une série d'augmentation de salaire et de recrutement dans la fonction publique à compter de l'année 2003, un redressement de la production agricole grâce au regain des branches horticole et industrie agroalimentaire, une dynamique continue du secteur des télécoms et des services et l'accélération de la politique des grands travaux publiques qui est en grande partie à la base du relèvement du taux d'investissement (23% en 2005).
3 points sont notables dans l'évolution du Sénégal pendant les trois dernières années
- La mise en œuvre du DSRP (2003-2005) et la conception du DSRP (2006-2010)
- La volonté politique de faire éclore au Sénégal un secteur privé performant et patriotique, fer de lance du développement économique et Social à travers la formulation de la Stratégie de Croissance accélérée et la mise en place de structure d'appui au secteur privé
- La vision d'un Sénégal émergent et l'exemplarité d'une coopération dynamique et gagnant avec les partenaires au développement
La dynamique du développement économique et social du Sénégal a été inscrite dans le cadre des priorités et orientations des politiques d'intégration régional (OMVS, UEMOA, CDEAO), continental (UA et NEPAD) et mondiale (OMC, protocole de kyoto…) pour l'atteinte des objectifs du millénaire à l'horizon 2015 par la création d'un environnement politique, juridique économique et social favorable à l'investissement privé créatrice d'emploi pour les jeunes et les femmes.
Un consensus existe pour dire qu'il faut au minimum 7% par an de croissance du PIB sur une longue période pour réduire durablement la pauvreté et que le secteur privé est le moteur de la création de richesse dans un pays. Ainsi l'atteinte de cet objectif a fortement influencé la mise en œuvre des politiques formulés avant 2004 et la conception de nouvelles politiques et stratégies gouvernementales en partenariat avec la société civile, le secteur privé et les partenaires au développement pour l'horizon 2015 dans le cadre des OMD.
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Population totale | 9 426 663 | 9 666 715 | 9 912 880 | 10 127 809 | 10 564 303 | 10 848 051 |
PIB courant |
3331,77 | 3375,47 | 3717,64 | 3960,84 | 4198,47 | |
| PIB par tête | 348,65 | 364,2 | 370,7 | 384,99 | 397,43 | |
| Taux de croissance (%) | 3,2 | 4,58 | 0,65 | 6,66 | 5,6 | 6,1 |
| Taux d'inflation | 0,7 | 3 | 2,3 | -0,05 | 0,5 | 1,7 |
| Recettes totales (hors dons) | 562,3 | 602,7 | 664,6 | 720,1 | 776,8 | 880,8 |
| Recettes fiscales | 537,3 | 576,8 | 629,2 | 677,0 | 738,5 | 851,5 |
| Recettes non fiscales | 25,0 | 25,9 | 35,4 | 43,1 | 38,3 | 29,3 |
| Depenses publiques totales | 612,3 | 754,4 | 730,3 | 850,1 | 965,45 | |
| Dépenses courantes ( y compris intérêts dette) | 411,0 | 516,6 | 478,2 | 529,5 | 553,8 | |
| Dépenses d' investissement | 186,1 | 232,3 | 275,9 | 338,5 | 413,3 | |
| Dette publique totale | ||||||
| - intérieure (encours) | 153,5 | 213,9 | 158,2 | 156 | 149,7 | |
| - intérieure (services) | - | - | - | 55,9 | ||
| - extérieure (encours) | 2465 | 2454 | 2295 | 2028,9 | 1865,1 | |
| - services nets des rééchelonnements | 38,05 | 79,06 | 77,3 | 50,9 | 118,55 | |
| Dépenses d'éducation (budget général) | 99 982 | 108 596 | 115 044 | 139 900 | - | - |
| Taux de scolarisation | 68,3 | 69,4 | 71,6 | 75,8 | 79,9 | 82,5 |
| Dépenses de santé | 25 930 | 29 332 | 30 912 | 35 334 | 35615 | |
| Taux de vaccination contre les principales maladies | 74,7 | - | - | - | 70 | |
| Taux de prévalence du Sida |
- | 1,5 | - | - | 0,7 | - |
| Principales productions agricoles | arachide, coton, sésame, mil sorgho, maïs, riz, niébé, manioc |
| Principaux partenaires à l'importation | Union européenne (France, Allemagne, Espagne) Nigeria, Côte d'Ivoire, Etats-Unis |
| Principaux partenaires à l'exportation |
Union européenne (France, Italie, Espagne) Gambie Mali |
| Principales importations |
Produits céréaliers (brisures de riz, de blé et de maïs) matériels de transport, pièces détachées et produits pétroliers |
| Principales exportations |
Produits de pêche, produits pétroliers, phosphates et produits arachidiers |
