Des entreprises françaises de la filière parfums et cosmétiques échangent sur les bonnes pratiques du commerce équitable à l’ONUDI, à Marseille
Les représentants d’une soixantaine d’entreprises françaises de la filière parfums et cosmétiques, de la toute petite PME aux firmes ou grandes entreprises comme l’Oréal, Yves Rocher, Esteban et Terre d’Oc, ont participé à une matinée d’échanges et de discussions sur les principes du commerce équitable à l’ONUDI, à Marseille, vendredi 13 Mai. Cette réunion a été une initiative d’une entreprise de la région de Marseille prospère dans le domaine de la conception de parfums, Technico Flor, accueillie et co-organisée par le bureau de promotion des investissements et de la technologie (ITPO) de l’ONUDI à Marseille.
Le commerce équitable est à la fois un mouvement social international organisé et une approche commerciale dont le but est d’aider les producteurs des pays en développement à améliorer leurs conditions de négociations et rendre ainsi durable leur activité. Ce mouvement prône l’application de tarifs plus élevés au bénéfice des producteurs ainsi que la mise en application de standards de production respectueux de l’environnement et socialement. Il se concentre sur les produits qui s’exportent des pays en développement vers les pays industrialisés, essentiellement de l’artisanat, du café, du cacao, sucre, thé, banane, miel, coton, vin, fruits frais, chocolat, fleurs et de l’or.
« Le commerce équitable veut faire en sorte qu’une parcelle plus importante de l’argent que l’on dépense dans l’achat d’un produit revienne à son producteur », dit le directeur-adjoint du service des Agro Industries de l’ONUDI, M. Chakib Jenane.
« Dans de nombreux cas, c’est une solution qui fait la différence : une pratique gagnant-gagnant pour les petits producteurs et les entreprises. Son impact ne se limite pas à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration de la santé, mais inclut aussi des pratiques de développement durable, à travers la dimension du respect de l’environnement, et de responsabilité sociale, à travers l’adoption de principes de sécurité au travail et de protection des enfants, entre autres. »
Durant la réunion à Marseille, les discussions se sont concentrées sur les différents principes du commerce équitable et leur impact sur le développement, et sur comment les entreprises peuvent s’y engager. Des témoignages sur la mise en place du commerce équitable ont été livrés par l’ONUDI, sur des projets réalisés au Maroc et au Mali, et par des entreprises présentes comme Terre d’OC, Technico Flor et Golgemma.
L’ONUDI appuie la mise en place d’actions et programmes de commerce équitable depuis 2005 dans différents pays, comme l’Egypte, Madagascar, le Mali et la Maroc.
