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A la une : Le Protocole de Montréal

L’ONUDI et le Protocole de Montréal: une contribution sensible à la réalisation des OMD

Pour l’année 2008, l’ONUDI a une fois encore réalisé la meilleure performance parmi toutes les agences d’exécution selon l’évaluation annuelle réalisée par le Secrétariat du Fonds multilatéral.

Au cours des 17 dernières années, l’ONUDI a  su appliquer ses capacités et faire la preuve de ses compétences techniques afin d’atteindre son niveau actuel d’exécution de services d’un bon rapport coût-efficacité dans le but d’éliminer les substances appauvrissant la couche d'ozone. A l’excellente performance de l’ONUDI dans la mise en œuvre du Protocole de Montréal s’ajoute sa capacité d’innover et de faire face à de nouveaux défis.

Grâce à ses nombreuses activités liées à l’énergie et l’environnement, l’ONUDI contribue activement à l’OMD7 (environnement durable).

Depuis que l’ONUDI a assumé son rôle d’agence d’exécution du Fonds multilatéral pour la mise en œuvre du Protocole de Montréal en 1992, elle a fournit son assistance à 85 pays en développement et économies en transition pour leur permettre de respecter leurs obligations. Au total, l’ONUDI a mis en œuvre plus de 600 projets et développé plus de 500 activités hors investissement. 

Par exemple, le PNUE et l’ONUDI travaillent conjointement avec le Gouvernement irakien ainsi qu`avec et des entreprises irakiennes sur la question des différentes technologies de remplacement et la possibilité d’utiliser des nouvelles technologies respectueuses de la couche d’ozone et comportant des avantages au niveau du climat, afin d’assurer que les fonds versés à l’Iraq soient investis sur deux plans de protection environnementale.

Dans les services qu’elle offre afin d’éliminer les substances appauvrissant la couche d’ozone, l’ONUDI a toujours privilégié une approche holistique, en permettant à ses partenaires publics et privés d’accepter et d’adopter les nouvelles technologies et les meilleures pratiques. Les services de l’ONUDI portent en particulier sur :

  • Les politiques, stratégies et conceptions de programmes
  • Le développement d’institutions de soutien
  • L’appui aux entreprises durant la phase d’harmonisation, le transfert de savoir-faire
  • Les formations à l’installation et la manipulation sécurisée de technologies respectueuses de la couche d’ozone
  • La création de bases de données sur l’impact du Protocole de Montréal  

Il est essentiel pour l’ONUDI de maintenir et/ou d’améliorer sa compétitivité auprès de ses utilisateurs finals quand il s’agit de convertir les capacités productives en utilisant des technologies respectueuses de l’environnement. Lorsque des compagnies dans les pays en développement fabriquent des produits conformes aux normes environnementales internationales, elles ouvrent des nouveaux marchés d’exportation et créent ainsi de nouvelles possibilités d’emploi.

A travers ses activités relatives aux substances appauvrissant la couche d’ozone l’ONUDI contribue également à améliorer le climat car la plupart des alternatives à ces substances ont   un potentiel de réchauffement planétaire faible ou égal à zéro. En fait, le Protocole de Montréal à jusqu’à présent contribué cinq fois plus à réduire l’impact du changement climatique que le mécanisme de développement propre du Protocole de Kyoto. L’ONUDI est fière d’être associée à ces résultats et prévoit que sa contribution sera encore plus importante une fois que l’élimination de substances de transition telles que les HCFC aura été prise en compte.

A travers ses activités relatives au Protocole de Montréal, la contribution de l’ONUDI aux OMD se caractérise par :

  • L’innovation – Mettre l’accent sur des solutions à long terme

À une époque où les HCFC (hydrochlorofluorocarbones) étaient couramment utilisés comme produits de substitution pour les CFC (chlorofluorocarbones), l’ONUDI était la première à utiliser une nouvelle technologie ne faisant pas appel à des substances appauvrissant la couche d’ozone, à savoir l’hydrocarbone. En effet, l’ONUDI fut la première agence à formuler des projets d’hydrocarbones dans la fabrication de réfrigérateurs domestiques (en utilisant de l’isobutane et du cyclopentane). L’Organisation a également innové en étant le chef de file pour la promotion de technologies à base de dioxyde de carbone liquide dans la fabrication de polyuréthane de mousse souple.

  • Une vision plus large – Les alternatives non chimiques

En éliminant le bromure de méthyle (une puissante substance appauvrissant la couche d’ozone) l’ONUDI a aidé un grand nombre d’exploitants agricoles producteurs de fleurs, fraises, plants de tabac et cultures horticoles. Avec ses activités visant à promouvoir des alternatives écologiques (comme le greffage, la pasteurisation à la vapeur, la solarisation du sol et la culture hors sol), l’ONUDI a amélioré la qualité des produits agricoles, contribuant ainsi à une agriculture durable.

  • Des nouveaux défis à relever

La 55e réunion du Comité exécutif pour l’application du Protocole de Montréal a approuvé le lancement de l’élimination progressive des HCFC. L’ONUDI est bien préparée car elle réalise des études détaillées sur la consommation d‘HCFC. Et alors qu'il existe de nombreuses options pour remplacer les HCFC, l'ONUDI optera toujours pour celles qui assurent la meilleure protection de l'environnement et qui contribuent de façon optimale au développement industriel durable.En bref :Depuis 1992, l’ONUDI a contribué de manière significative à la réduction de la consommation mondiale de substances appauvrissant la couche d’ozone. Grâce à l’appui de l’ONUDI, 85 pays sont sur le point d’atteindre leurs objectifs dans le cadre du Protocole de Montréal d’ici la fin de l’année.